La Sans Raison, un trail Balèze et solidaire

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La 7éme édition de la Sans Raison s’est déroulée dimanche 18 novembre 2018 et par un petit 2°. Au programme, 3 distances : 10km, 18km et 32km auxquelles vous pouvez ajouter deux courses pour les enfants 1,5km et 2,5km. Au total 1150 coureurs.

J’ai pris le départ de la « Balèze » la version longue de ce trail, soit 32km et 800m de dénivelé positif avec mon beau-frère et 385 autres traileuses et traileurs.

Une course solidaire

Au-delà du simple défi sportif, la Sans Raison est course solidaire qui veut mobiliser et sensibiliser le plus grand nombre de personnes sur l’importance des dons de vie (don de sang, plaquettes, moelle osseuse…) et collecter des fonds pour la recherche médicale. La course est aux couleurs de l’association Laurette Fugain qui lutte contre les leucémies. L’organisation reverse l’intégralité de ses bénéfices à l’association. L’édition 2017 avait permis de récolter 16000€ incluant les bénéfices et les dons effectués.

Alors quitte à courir, autant courir solidaire !

Parce que courir il va falloir !

Une organisation 5 étoiles !

Côté logistique, c’est le paradis du coureur, tout simplement ! La course prend son départ du Centre Sportif Robert Wagner, 17 Avenue Robert Wagner à Vélizy. Le centre est desservi directement par le tramway T6 et accessible en moins de 30 minutes depuis La Défense en transports en communs. A quoi bon prendre la voiture ? Pour stocker ses affaires ? Pas la peine, il y a une consigne gardée par l’organisation ! Pour se mettre au chaud après la course. Pas la peine, le gymnase est ouvert et chauffé. Si toutefois vous venez en voiture, il vous faudra pas mal tourner pour trouver une place. Perso j’ai choisi les transports.

On prend dans l’ordre, retrait des dossards, enfilage de la tenue de course (les vestiaires sont mis à disposition), dépose des affaires à la consigne et direction le stade adjacent pour le petit échauffement d’avant course.

Ce dimanche matin, le soleil de novembre baigne le stade d’une lumière agréable malgré le froid piquant à qui le vent du nord vient prêter main forte. Disons-le simplement, ça caille.

Et sinon on court ?

C’est parti ! Le centre sportif est à proximité de la forêt de Meudon et en quelques petites minutes, nous plongeons en sous-bois pour n’en ressortir qu’à moins d’un kilomètre de l’arrivée. Un trail, un vrai ! le rythme est sympa, malgré un niveau non négligeable (les 30 premiers arrivant sont à plus de 12km/h de moyenne !), le peloton s’étire gentiment. Les 10 premiers kilomètres offrent une succession de bosses qui mettent bien en condition mais qui vont m’y faire laisser des plumes…

Au kilomètre 10, premier ravitaillement où les bénévoles donnent de la voix pour les coureurs malgré le froid qui leur pique les doigts. Peu de coureurs s’arrêtent préférant tenir le rythme et se lancer pour 10km de plus jusqu’au ravito suivant. Cette portion est très roulante avec une grosse bosse au milieu mais globalement ça déroule tranquille. L’allure est toujours bonne, des bouts droits sur de belles piste un peu de sous-bois plus touffu…. L’automne est bien présent, le sol est recouvert d’un tapis jaune-orangé magnifique mais fourbe, je ne vois pas la racine qui me tend un croche-pied et manque de m’envoyer en l’air proprement. Un vieux réflexe me permet de rester debout et de constater que les jambes sont encore bien alertes.

Des racines et des crampes

Km20 et deuxième ravito, les coureurs sont chauds, les bénévoles gelés. Je n’ai pas encore mangé, j’ai bu mais, sans sentir la soif à cause du froid, pas assez.  Du coup je me rue sur le pain d’épices et m’envoie ½ litre d’eau d’un trait. Trop tard, la fatigue est là et les 12 derniers kilomètres me mettront à l’épreuve de la résistance. Km25 je reprends mon beau-frère que j’avais laissé filer dès le premier kilomètre. 2 kilomètres plus loin, les crampes m’obligent à m’arrêter 2 minutes pour m’étirer avant de repartir. Km28, une racine, probablement la cousine de la précédente, me tend à nouveau une embuche que je n’éviterai pas cette fois-ci. Vol, chute, enroulé d’épaule et rétablissement façon ninja. La classe !

Plus que 3 kilomètres et je me fais dépasser par toute une ribambelle des traileurs et traileuses qui ont tous l’air fringant et là, c’est le moral qui en prend un coup. Les tracés des trois courses (10, 18 et 32km) ont la même fin… La voilà la raison !

Il faut les tenir les 3km pour retrouver le stade, mini sprint pour la forme et passage de la ligne d’arrivée en 3h20.

Vin chaud et jacuzzi

Voilà ce qui nous attend sous la tente d’arrivée après remise de la médaille du Finisher. Quoi de mieux qu’un vin chaud, une soupe et un morceau de fromage pour se réconforter ? Un jacuzzi ? qu’à cela ne tienne, deux bains vous tendent les bras. Sous la tente, les mines sont fatiguées, certes mais heureuses d’avoir bouclé ses 32km dans la bonne humeur.

Vous l’avez noté, il y a un gymnase et donc des douches, propres, brûlantes ! Le rêve ! Pour les petits bobos, une équipe d’ostéopathes est sur place. Je n’ai pas eu l’occasion d’aller les voir mais les coureurs allongés sur les tables de massage n’avaient pas l’air de se plaindre !!

Franchement, La Sans Raison, en 2019, je signe tout de suite !!

Merci à toute l’équipe et aux bénévoles pour cette organisation au top, sans faille où les coureurs sont vraiment chouchoutés.

On aime : L’ambiance, l’organisation, le tracé stratégique, le confort apporté aux coureurs

On aimerait : heu… plus de reblochon ?

 

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